LIVRES D’ARTISTE

Fé-mi-ni-té

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- " Trois petites filles en tabliers se promènent dans la vie.
- Leur volonté, grandir.

- Elles s’amusent à faire comme.
- Elles se multiplient.
- Elles passent les obstacles.

- Elles s’opposent aux autres et ne deviennent plus qu’une.

- Elles s’amusent à faire comme ci-comme ça.
- Elles se multiplient…"

- Extrait de Fé-mi-ni-té, livre d’artiste illustré par la série de 40 huiles sur Kraft et 6 panneaux brodés sur « draps usés par les corps » impressions sur viseline, broderies et reliure fils rouge 18 x 22 cm . Imaginés et façonnés à l’atelier " l’ancienne chocolaterie" de Baugy, en 10 exemplaires, chacun unique. Texte écrit pour l’occasion.


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Boîte à mémoires/ Mémoires de boîtes

2013 Centre de la mémoire, centre culturel Albert Camus , Issoudun.

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- "Laurence Bernard, artiste plasticienne, a puisé dans le fonds des archives de notre ville et a photographié quelques 800 documents. Elle a ensuite détourné et remodelé ses images afin de nous faire redécouvrir toutes leurs richesses et nous donner envie d’aller feuilleter les originaux. En travaillant le collage, le montage, la peinture, avec divers matériaux papiers et textiles, l’artiste a créé un amoncellement, sous forme d’une grande colonne de fausses boites d’archives livrant leurs trésors, que les visiteurs pourront toucher et manipuler. Comme un livre d’artiste de 2 mètres de haut à découvrir et à feuilleter… Papiers, écrits, imprimés, annales, chroniques, documents, justificatifs, recueils se retrouvent ainsi à la disposition de tous, petits et grands, chacun pouvant les toucher sans craindre de les abîmer.

L’occasion d’une découverte tactile et ludique des archives de la ville d’Issoudun."

Extrait dossier de presse – à Issoudun , l’avenir à une mémoire. 15mars<30juin 2013
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LIBRETTOS


- Minis formats 18x 24 cm
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-  A accrocher comme une toile, à consulter comme un livre, laissez-le ouvert à la page qui vous plaît……

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Livres uniques d’images multiples

imaginés et façonnés à l’atelier " l’ancienne chocolaterie" de Baugy, les livres uniques d’images multiples sont composés de tirages cyanotypes des
- nus grands formats

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TRANSPOSITION

En 2009, j’ai découvert trois chemises de femmes au cœur d’un ballot de draps anciens acheté à la brocante de mon village. Chemises en lin et en chanvre, coupe trapèze et chiffrées. Vêtements simples et rudimentaires. Heureuse d’une telle rencontre, je les ai accrochées dans l’atelier, tournant autour, les manipulant, caressant le tissu en passant. Plus je les regardais plus mon sentiment pour ces vêtements prenait forme, l’envie de les faire revivre, de les mettre en avant. Seule face à la robe, matérialisation du corps humain, j’imaginais la femme qui l’avait tissée, cousue, brodée, portée nuit et jour, lavée, repassée, rapiécée….Je rentrais dans son intimité, dans son corps de jeune mariée, de mère puis de grand-mère. Les tissus gardent les souvenirs, l’empreinte du corps. Chaque chemise à son caractère : usée, très douce ou bien rêche, difficile d’accès. Après avoir tourné autour pendant plusieurs mois, un jour j’ai pris mon pinceau et j’ai peint, gratté, détissé, travaillé à l’encre, collé, passé à la machine à laver, développé des cyanotypes et brodé. L’arbre, l’écorce, la verticalité des troncs, les rythmes se sont imposés.

- La chemise devient toile
- Installée dans l’espace, elle devient œuvre
- Multipliée elle devient installation.

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- Suspendues par un fil de lin sur de fins bambous à la hauteur des yeux, elles forment un mobile géant. Le visiteur passe au travers, tourne autour, les fait se mouvoir dans l’espace, les caresse pour sentir les textures des peintures et des encres, la sensibilité des fils.

J’ai tout de suite imaginé une continuité, aller au-delà de trois pièces, faire grandir l’installation régulièrement comme les pages d’un journal écrit au quotidien.

Septembre 2010, Château de Villemenard – Berry. Première présentation publique de 3 chemises berrichonnes. J’ai été surprise par l’accueil. Les trois robes étaient suspendues au centre de la pièce. Naturellement, les visiteurs particulièrement les visiteuses se sont approchées, les ont fait pivoter, les ont touché, les ont commenté : » J’ai vu ma grand-mère en porter…c’était du solide …une vie de sacrifices et de travail… c’est beau ce que vous en avez fait … » le dialogue s’est ouvert, la barrière rompue, j’avais fait appel à la mémoire. Depuis cette première présentation j’ai eu des dons : du fond des armoires familiales des chemises de jours sont venues rejoindre leurs cousines peintes. Elles sont maintenant dix, en cours de travail. Pour évoluer, cette installation doit être présentée au public ; je souhaite la compléter au fil des expositions en faisant un appel à dons, chaque vêtement aura sa place, son dessein, son caractère retravaillé avec mes propres outils, ma matière. Suivant les familles, les régions et les pays : « l’ouvrage » s’enrichira, se défera, se reconstituera. Chaque nouvelle pièce remettra en question l’installation et patiemment, au fil du temps, Transposition prendra forme. Je ne sais pas quand cette recherche se terminera, dans 2 ans, dans 10 ans ? Je ne connais pas son évolution exacte, mais je sais ce que j’attends : que le visiteur traverse cette forêt de tuniques, la pénètre, n’hésite pas à faire tourner les pièces, à les effleurer. Que l’expérience lui donne envie de participer. Que de spectateur, il devienne acteur.

- *Déf. du Larousse : Action de transposer, placer en intervertissant l’ordre, volontairement ou involontairement.
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- Comprendre Transposition au fil des expositions
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TRANSPOSITION in English

- Like birds with outstretched wings, the suspended smocks form a forest through which the visitor can walk, moving them and being caressed as he passes.

- Begun in 2010, this infinite installation is called TRANSPOSITION*

- In 2009 I discovered three women’s shirts in the heart of a bale of old sheets that I had bought in the second-hand shop in my village. The shirts were made of linen and hemp, with a trapeze cut, and were numbered. They were simple, rudimentary shirts. Pleased to make their acquaintance, I hung them in my studio, moving around them, feeling and caressing them as I passed. The more I looked at them, the more my feelings for these clothes grew, along with my desire to bring them back to life, to make them stand out. Standing alone, looking at the chemise, this materialisation of the human form, I imagined the woman who had woven it, sewed it, embroidered it, worn it night and day, washed it, ironed it, darned it…. I became intimate with her, entered into her body as a young bride, mother, then grandmother. Fabrics hold memories, the imprint of the bodies. Each shirt has its own character ; worn, very soft or rather rough, difficult to get to know. After several months turning around the pieces, one day I took up my brush and painted, scratched, unstitched them, worked on them with ink, glued them, washed them in the washing machine, developed cyanotypes and embroidered them. Trees, bark, the verticality of trunks imposed themselves.

- The shirt becomes a canvas
- Installed within a space, it becomes a work of art
- Multiplied it becomes an installation.

- Suspended by a linen thread on thin bamboo canes at eye level, they form a giant mobile.The visitor passes through them, turns around them, makes them move in space, caresses them to feel the textures of paint and ink, the sensitive nature of the threads.I immediately imagined a continuity - add to these three pieces, enlarge the installation regularly like the pages of a personal diary .

- September 2010, Chateau de Villemenard in the Berry. The first public presentation of the three shirts from the Berry region. I was surprised by the public’s reaction. The three shirts were hanging in the middle of the room. The visitors, especially the women, approached the shirts naturally, swung them, touched them, commented on them “I remember my grandmother wearing one… they were solidly made… a life of sacrifice and work… you have done beautiful things with them…” the dialogue had begun, the barrier was broken, I had called upon people’s memories. Since this first presentation I have received new gifts ; from the bottom of family wardrobes, everyday shirts have come to join their painted cousins. There are now ten of them which I am working on. In order to evolve, this installation needs to be presented to the public, I hope to add to it over the course of many exhibitions by making a request for donations – each piece of clothing will have its place, its design and character reworked with my tools and techniques. Depending on the families, the regions and the countries, the work will enrich itself, undo itself and reconstitute itself. Each new piece will raise questions, and patiently, over time, Transposition will take form. I don’t know exactly when this research will end, in 2 years, in 10 years ? I don’t know exactly how it will evolve, but I know what I wish – for visitors to walk through this forest of tunics, to enter them, to turn them, to touch them. For the visitor to be part of the experience - to change from spectator to active participant.

- * Definition : 1 / cause to exchange places. 2 / transfer to a different place or context.
- Traduction Tim Stapleton


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PASSÉ RECOMPOSÉ - Laurence Bernard - Créations artistiques

- Exposition présentée dans le hall des Archives départementales du Cher du 4 avril au 11 octobre 2009.
- "Cette exposition conçue par l’artiste plasticienne Laurence Bernard, propose une traversée onirique entre les deux rives du patrimoine et de la création. Les œuvres prennent pleinement possession des lieux et transcendent les siècles… Sous les mains de l’artiste, l’archive devient un matériau protéiforme, investi d’une identité nouvelle. Le public devrait se réjouir de ce regard ludique et insolite porté sur notre patrimoine écrit.

- Les Archives départementales du Cher poursuivent en 2009 ce qu’elles ont inauguré en 2008 avec l’exposition « Regards parallèles » et les photographies de Michel Zoladz : l’accueil d’un artiste entre leurs murs afin de porter sur les documents anciens une interprétation alternative à celle de l’archiviste ou de l’historien. Cette exposition propose une traversée onirique entre les deux rives du patrimoine et de l’art contemporain. Elle présente la démarche originale de Laurence Bernard, révélant la beauté et la variété de ses créations qu’elle a patiemment réalisées dans son atelier et au sein des Archives. On entre dans une immense boîte d’archives en carton gris… Là tout est démesuré, transformé. On reconnaît pourtant les métiers, les documents, les époques. Un grand parchemin étendu sur le sol, un banc de papier, un arbre illuminé et une pluie d’estampilles au dessus de nos têtes, nous sommes bien dans l’univers étrange et captivant de la plasticienne Laurence Bernard.
- Son approche sensible des documents interroge notre histoire commune et ses représentations. Le voyage se fait dans la matière même, par les formes et les couleurs. Toucher, examiner, traverser, jouer ou simplement s’asseoir et contempler. La vingtaine d’œuvres présentées dans le hall d’exposition n’hésitent pas à bousculer avec bonheur les codes et les symboles des archives, elles permettent de les découvrir ou de les redécouvrir sous un jour nouveau. "
- Xavier Truffaut pour l’exposition PASSé RECOMPOSé aux Archives départementales à Bourges du 3 avril au 11 octobre 2009.

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N’hésitez pas à visiter le blog réalisé pendant mon travail à l’atelier Exposition Passé recomposé - 2009

 
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RESIDENCES

En visite à l’immeuble Garban, Nérondes. Cher.

Résidence sur la CDC pays de Nérondes accompagnée par les mille univers 2011<2013

Le projet

En visite en pays de Nérondes a débuté par une rencontre. Laurence Bernard et Pauline Sauveur ont découvert une maison qui allait disparaître, qui devait être vidée puis démolie pour donner lieu à la construction d’un bâtiment public, l’annexe de la mairie de Nérondes. Le projet de Laurence Bernard et Pauline Sauveur part de cette maison qui va disparaître, et avec elle, une époque, son histoire, ses histoires, ses couleurs, les cris et chuchotements qui ont pu s’y échanger au coeur de la commune. La visite de cette maison par les artistes a permis de révéler les qualités plastiques et sensibles de ce lieu, la puissance de l’histoire qui l’a traversée. C’est donc à partir du moment de la démolition de ce bâtiment, et jusqu’à l’inauguration du nouveau bâtiment public qui prendra sa suite, une aventure culturelle, sous la forme d’une résidence artistique avec deux artistes au coeur de Nérondes et de la communauté de communes qui fut proposée.

Résidence d’artiste

Une résidence d’artistes, de manière générale, est un temps donné à des écrivains, des plasticiens, des danseurs, des musiciens… pour vivre dans une commune, une région, pour créer, bien entendu, mais aussi pour partager leur travail avec la population (rencontres,expositions, lectures, spectacles, ateliers…). C’est un moment précieux pour tout citoyen, la possibilité de rencontrer un artiste et d’échanger avec lui, de partager un peu de son art et de replacer les artistes au sein de la population.
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-  L’immeuble Garban lorsque nous l’avons découvert, 2011 ; huiles sur papier.50 x 70 cm

L’immeuble Garban, à Nérondes

De ce lieu, une oeuvre a commencé à naître. Il s’agit de l’immeuble Garban, à Nérondes, qui, de vieille bâtisse désaffectée, est devenue un lieu public, l’annexe de la mairie de Nérondes. Il s’agit d’une belle maison, qui fut office notarial et qui, pleine de « rabicoins », recèle de papiers peints du XIXe siècle et d’une ambiance qui jongle avec les enfilades de portes, ouvrant des perspectives sans fin. Cette maison devient, par le regard des artistes, un personnage, comme un bon esprit de la ville. Cette maison fut celle de notaires successifs ; tous les actes imaginables liant les contrats de la vie quotidienne du pays s’y sont noués. On y venait à pied, à cheval, en calèche, au centre du bourg de la commune de Nérondes. L’architecture, l’emplacement, l’ouverture sur un grand jardin sont évocateurs. Les artistes ont été conquises. Et comme la maison devait être démolie, la trace artistique a gardé la plus belle place. Les artistes ont pu intégrerdans leur oeuvre, comme source d’inspiration et comme « déclencheur » artistique, les traces, les croquis, les notes, les photographies, les empreintes, les éléments glanés, les lambeaux de vieux papiers peints étonnants.
-  La durée : début du projet : courant 2011 fin du projet : décembre 2013
-  Le lieu : La communauté de communes de Nérondes dans le Cher réunit les habitants des communes de : Bengy-sur-Craon, Blet, Charly, Chassy, Cornusse, Croisy, Flavigny, Ignol, Mornay-Berry, Nérondes, Ourouër-les-Bourdelins et Tendron.
-  “Autour du chantier" Une exposition permanente, autour du chantier et dans les communes de la CDC, s’est étendue dans les espaces d’exposition donnés dans les maisons en tubes d’acier, chaque mois jusqu’à inauguration du nouveau bâtiment"

- Frédéric Terrier - Extrait dossier de presse - 2013-

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Le salon aux cerises
Maison, village, ville, cité, capitale, métropole, mégapole, monde, universel.
Dedans
Nos liens

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-  La grande expo 14 novembre < 15 décembre 2013, jardins de la mairie de Nérondes, sur l’emplacement de l’immeuble Garban.-
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L'immeuble Garban
inventaire d'une cuisine
La chambre de Marie
la toile se tisse doucement
Une maison
Les toiles
la toile se tisse doucement
Je suis triste
Traces
la toile se tisse doucement
Dressing
Je suis triste
Salle d'attente
Je travaille
Je travaille
la toile se tisse doucement
la toile se tisse doucement
Je travaille
la toile se tisse doucement
Je suis triste
Je suis triste
Traces
Une maison
inventaire d'une cuisine
une toile
Les fenêtres de la chambre de monsieur
Salle d'attente

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-  En visite (privée) … les 16 & 17 mars 2012
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- à Voir le film "Nérondes" tourné pendant cette visite privée , Images Philippe Zunino et montage Isabelle Carlier pour Bandits-Mages, Musique Le Lièvre de Mars

-Toutes les étapes de cette aventure sur le blog de la résidence http://en-visite.blogspot.fr/


En chemin… Empreintes et réécriture du territoire

Résidence d’artistes dans les collèges Le Châtelet - Châteaumeillant - Lignières en Berry, dans le Cher.
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-  Comment créer un lien à travers un projet artistique entre trois collèges distants de 12 à 31 km ? Comment s’inscrire dans le territoire ? En y réfléchissant bien, le seul moment de la journée commun à tous les élèves est le trajet maison / collège. A pied, à vélo, en voiture, en bus scolaire, ce trajet est identique tous les jours. Avec ses impératifs de temps, il rythme la journée. Cet épisode quotidien, régulier et ponctuel de la vie scolaire traverse les villes, villages, lieux dits et paysages. Et plus particulièrement le trajet en bus scolaire : c’est un intervalle, un moment entre la famille et l’école, où il y a peu d’adultes. Ce sont des instants intimes. Les élèves se retrouvent, ou pas ! Ils dorment encore un peu, ils … en fait, on ne sait pas trop

- Les artistes Pauline Sauveuret Laurence Bernard ont imaginé un projet artistique installé dans le paysage, que l’on pourra découvrir au moment de la restitution, lors d’un voyage en bus scolaire.

- Créer un lien et le partager, imaginer, investir l’espace, poser son empreinte, réécrire le paysage… à découvrir sur le blog Empreinte et réécriture du territoire-
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-  Projet finaliste au prix de l’audace artistique et culturelle 2013

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AUTOUR DU CORPS

Lumières

- Concordances de transparences de textiles et de corps, Lumière est une série de volumes lumineux.

  • Chaque pièce est unique.
  • Tailles et supports très divers
  • Possibilité de faire du sur-mesure
    - à découvrir sur la page/lumiere/

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fé-mi-ni-té

- Série de 40 huiles sur Kraft et 6 panneaux brodés sur « draps usés par les corps » accompagnée d’un texte dont chaque phrase est le titre d’une peinture. Cette série est devenue un livre fé-mi-ni-té.

fé-mi-ni-té

2012/2013/2014
- Trois petites filles en tabliers se promènent dans la vie.

Trois jeunes filles en tabliers se promènent dans la vie. Leur volonté, grandir. Elles s’amusent à faire comme. Elles se multiplient. Elles passent les obstacles. Elles s’opposent aux autres et ne deviennent plus qu’une. Elles s’amusent à faire comme ci-comme ça. Elles se multiplient. Elles s’amusent à faire comme. Elles passent les obstacles. Elles s’opposent aux autres et ne deviennent plus qu’une. Elle passent les obstacles. Trois jeunes filles se promènent dans la vie

mi

Doucement, elle laisse tomber le vêtement enfantin à ses pieds. Elle abandonne la salopette. Elle devient femme. Je deviens une femme. Je me constitue un réservoir à souvenirs, une mémoire débordante de vies. Elle devient femme. Je deviens une femme. Je me scrute. Je me découpe. Je m’explore morceaux par morceaux. Je fais des figures. Je m’amuse à perdre du temps. Je danse, je joue, je me joue des obstacles. je danse, je me donne.

ni

Doucement, je laisse tomber le vêtement enfantin à mes pieds. J’abandonne la salopette. Je me constitue un réservoir à souvenirs, une mémoire débordante de vies. Je me scrute, je me découpe, je m’explore morceaux par morceaux. J’abandonne la salopette. Je me constitue un réservoir à souvenirs, une mémoire débordante de vies. Je me scrute, je me découpe, je m’explore morceaux par morceaux.

Mon corps change. Je me mélange, je perds mes repères. Je me défends. Je suis calme. Mon corps change. Je me mélange. Je perds mes repères. Je me dédouble. Je me noie. Je suis morte. Bouleversée, mélangée, illimitée. Je me noie. Je me dissous. Je suis morte.


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- fé-mi-ni-té
- - Laurence Bernard

- Quatre syllabes qui jouent, composent, se décomposent. « S’opposent aux autres et ne deviennent plus qu’une. » Quatre syllabes qui se promènent sur la page, « s’amusent à faire comme », « se multiplient » et « passent les obstacles ». Comme pour reconstruire quelque chose, un concept, une musique, une idée. Quatre notes, quatre vers qui dansent, donnent, se donnent. Constituent un réservoir de sensations, de changements, de couleurs. Quatre morceaux découpés d’un même mot, d’une même intégrité. Qui débordent de vie.

A l’origine, fé-mi-ni-té était un tableau, en vérité : quatre tableaux, quatre mêmes pièces d’un seul puzzle. Un « quadriptyque », s’il faut employer des néologismes savants. A l’origine, Laurence Bernard était une petite fille, puis elle est devenue une artiste.

Un jour, à force de figures, de temps perdu et de souvenirs, l’artiste laissera tomber ses vêtements : elle sera morte. En attendant.

Laurent Herrou - 2014


grands nus

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-  Ce sont les grands formats : sur draps usés par les corps et choisis pour leur texture, sans châssis accrochés comme des tentures ; mes modèles posent sans poser. C’est un moment d’intimité entre mon modèle et moi. Le corps, à échelle 1, féminin, naturel invite à s’approcher, plus près, encore plus près jusqu’au toucher.

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-  Huile sur toile, fils rayonnes, coton.

- La base de ma recherche sur le corps, le travail sur la lumière, sur l’instant d’une pose. Mes modèles sont femmes, mais surtout c’est souvent pour elles une première expérience. Les séances couvrent plusieurs jours, ce qui me permet de m’imprégner des formes et des postures. Les premières heures sont le temps de la découverte, puis petit à petit, la gêne s’estompe pour faire place à l’intimité.

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-  Un cadeau original : Offrez ou offrez-vous une série de croquis à l’huile de vous ou d’un de vos proches. Venez Poser dans mon atelier ! Ensemble nous conviendrons d’une journée ou demi-journée de travail dans mon atelier de 10h à 17h. Pendant ces quelques heures je peindrai environ une douzaine de croquis à l’huile grand formats sur papier. Le soir vous repartirez avec tous les dessins de cette séance de poses. Journée : 300 euros, déjeuner compris. Demi-journée : 160 euros

A partir de ces croquis à l’huile, je peux :

Peindre une huile sur toile. Faire un tirage cyanotype sur papier BFK Rives. Imaginer un livre d’artiste reprenant tous les croquis. Faire une ou plusieurs reproductions sur papier d’art dans divers formats. Prix sur devis.

Contactez-moi pour en discuter, Laurence
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MASSACRES & Barquettes

- Massacres et barquettes n’est pas un manifeste contre les chasseurs
- Massacres et barquettes montre la réalité derrière la peau, les poils, derrière la vie.
- Massacres c’est le nom donné aux bois ou cornes d’une bête et de son crâne .
- Les bois accompagnant la tête empaillée de l’animal se nomment Trophée.
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- Quoi penser entre le massacre et le trophée ?
- Le massacre vient après le trophée et quel trophée ! Il fut une époque ou il était plus que noble d’accrocher à son mur le fruit de sa chasse.
- Derrière les massacres se cache le geste humain de la tuerie.
- Tuerie des animaux pour manger.
- Tuerie des Hommes pour conquérir.
- Même combat.

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CYANOTYPES

CYANOTYPE

- A partir d’un même négatif, chaque tirage est unique suivant le support , le passage du mélange photosensible et le temps d’exposition. Cette technique me permet de détourner mes peintures , de poursuivre une réflexion en travaillant les ombres et les lumières, de jouer sur l’échelle de la toile photographiée.

Merisier
Merisier
d'après nu 2
d'après grand nu 8
les fesses
les fesses
les fesses en négatif
fé-mi-ni-té
fé-mi-ni-té
fé-mi-ni-té
fé-mi-ni-té
fé-mi-ni-té
fé-mi-ni-té
fé-mi-ni-té

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- Vous souhaitez en savoir un peu plus, n’hésitez pas à faire un tour chez [Erick Mengal-http://www.erickmengual.com/ressour…] .

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